LMD L’instauration du M dans les écoles de commerce

L’application de la réforme LMD bouleverse fondamentalement le monde de l’enseignement supérieur. La réforme correspond avant tout à une mise aux standards européens et internationaux avec l’instauration de trois niveaux de sortie à bac + 3, 5 et 8. Si le LMD transfigure le monde universitaire donnant lieu à une refonte totale de l’offre de formation, l’enjeu n’est pas le même dans les écoles de commerce. Cela ne signifie pas pour autant que le LMD est une simple formalité pour les écoles de management. Loin de là ! Le LMD pointe du doigt les grandes écoles, particularités du système éducatif français.

Depuis 2001, les écoles de commerce se sont dotées d’un organe d’évaluation des formations et diplômes de gestion. Il s’agit de la Commission dite « Helfer », du nom de son président, Jean-Pierre Helfer, actuel directeur d’Audencia.

« L’objectif, lors de la mise en place de cette commission, était d’avoir une instance d’évaluation sérieuse, crédible permettant au ministre de l’Education, qui délivre les visas et les grades, de prendre cette décision en étant parfaitement éclairé », explique Jean-Pierre Helfer.

Dans le cadre du LMD, toutes les écoles de commerce sont passées devant la commission Helfer afin de solliciter le grade M.

« Tout le monde ne l’a pas eu. Une solide majorité d’écoles à bac + 5 a obtenu la capacité à délivrer le grade en même temps que le diplôme grande école . Trois grands critères ont été retenus : l’ouverture internationale, le poids du corps professoral permanent et la capacité des équipes de professeurs permanents à faire de la recherche »

Le grade de Master constitue un indicateur donné par les pouvoirs publics.

spécifiant un niveau de 300 crédits ECTS avec un haut niveau de qualification académique et professionnel en France et au-delà des frontières. « Il s’agit d’un très bel indicateur d’attractivité », résume Jean-Pierre Helfer. Les écoles de commerce ne pouvaient rester hors du processus…

« Trois grands critères ont été retenus : l’ouverture internationale, le poids du corps professoral permanent et la capacité des équipes de professeurs permanents à faire de la recherche »

« Nous entamerons ensuite une phase de réflexion sur le diplôme national de Master », poursuit Jean-Pierre Helfer. Seulement voilà : délivrer un diplôme national de master sous-entend un adossement de la formation à la recherche. Et c’est là que le bât blesse…

 En France, il y a deux sortes de diplômes nationaux de masters : des masters recherche et des masters professionnels, précise Michel Raimbault, vice-président du Chapitre des écoles de management de la Conférence des grandes écoles. Le diplôme grande école, dès lors qu’il confère le grade de master, est de fait un diplôme de master professionnel. Pourquoi aller chercher un diplôme national de master qui est typiquement celui des universités ? Je dirais qu’il faut être cohérent avec le modèle grande école.

« Certaines écoles pour qui la recherche constitue un élément important veulent pouvoir proposer à certains de leurs élèves en dernière année d’école une filière recherche, poursuit-il. Je pense que l’étape suivante sera la possibilité de délivrer un diplôme national de master recherche. Mais ceci ne peut s’envisager qu’en partenariat avec une université. C’est d’ailleurs des dossiers que préparent actuellement certaines écoles. »

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